L'artiste peintre René Magrin

Biographie : Alain Glayroux

 

Rino Magrin (1), dit René, voit le jour le 19 octobre 1925 à Villa Del Conte (2) (Italie). Il est le fils de Tullio Magrin (ouvrier) et de Maria Brunoro.

 

Les parents de René Magrin (3) travaillent dans les mines du Nord de la France. Son père veut absolument que son épouse accouche dans le village de leurs ancêtres, c'est pourquoi le couple retourne en Italie.

 

Pendant quelques années Tullio travaillera la terre avec sa femme. Du bord du fleuve, la famille arrive à Villeton, aux "Barthes".

 

C'est sur cette nouvelle exploitation que René fait une lourde chute d'un pailler, il a cinq ans. Il se déboîte la hanche et la colonne vertébrale est touchée. S'en suit cinq longues années de calvaires pour lui et les siens. Après deux ans passés dans les hôpitaux bordelais, il est dirigé à Capbreton où il restera trois ans. Puis c'est la rééducation. Malheureusement, et à son grand regret, René ne peu pas aller à l'école, il ne fera que deux ans d'études.

 

C'est sur son lit d'Hôpital à Capbreton que lui vient le déclic de dessiner. René ne peu pas bouger, il voit les saisons défilées derrière la fenêtre de la chambre. Sa maman qui vient le voir régulièrement, lui porte des crayons de couleur et ils passent tout son temps à croquer la nature, dont il tombe amoureux.

 

A l’école libre de Tonneins, l’abbé Conduché, s’aperçoit très vite que deux de ses élèves, qui sont dans des classes différentes, ont un talent certain pour le dessin. Il s’agit de René Magrin mais aussi de Hugues Maurin, qui deviendra artiste international. Sous la houlette de l’abbé, les deux élèves ont pour mission d’illustrer des petites cartes de vœux, ornées de houx, de chardonnerets, à l’intention des familles dont le père est prisonnier de guerre.

 

À 14 ans, René s'en va comme apprenti coiffeur chez M. Arès dans le Cours de l'Yser, à côté se trouve le salon de Mme Dautheville, où Mme Gisèle Léberon s'initie à la coiffure.

 

Après trois ans d'apprentissage, il part à Gontaud de Nogaret, chez M. Mazières. Durant 15 ans il exerce dans cet établissement et le 25 mars 1956, René s'installe à son compte, au 108, Cours de la Marne à Tonneins.

 

Entre temps, le 31 Mai 1952, René a épousé à Tonneins, Madeleine-Jeanne Castets3, qui lui donne un garçon, Patrick.

 

Des années après et malgré les longues journées de travail (de 12 à 15 heures), René Magrin s’adonne pleinement à sa passion : la peinture. Petit à petit, il investit dans du matériel et couche sur ses toiles les paysages, les églises, les sous-bois, la Garonne, les quais et Tonneins.

 

René Magrin est très timide, il n'ose pas exposer ses tableaux, car il pense, à tort, que sa peinture n'intéresse personne. Mais c’est sans compter sur l’opiniâtreté de son épouse Madeleine (4), qui n’a de cesse de l’encourager. Lors des expositions, Madeleine, très discrète, est là en retrait pour ne pas le déranger. Cette présence rassure cet artiste peintre, qui a à son actif une centaine de tableaux.

 

 

(1) Nous avons consacré un article sur cette figure tonneinquaise, dans le n° 41 de « La Mémoire du Fleuve ».
(2) Villa Del Conte, Vénétie, Province de Padoue, 5022 habitants (Italie du Nord).
(3) Texte extrait du numéro spécial « 20 ans », Dessinateurs, peintres et sculpteurs en Tonneinquais, La Mémoire du Fleuve, 2012. 
(4) Madeleine-Jeanne Castets et née à Caudrot (Gironde), elle est la fille d'André-Gaston Castets et de Marie-Claire-Hélène Villetard.

Les 12 tableaux inconnus du grand public présentés en société par notre musée le 1er janvier 2020

Alain Glayroux vous les découvre avec l'autorisation du peintre.

 

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Les douze tableaux que nous vous découvrons aujourd'hui sont : 

 

  • Floraison
  • Le chênaie
  • L'airial
  • Lavande
  • Le moulin à Aiguillon
  • L'orée de la forêt
  • L'ostal
  • Métairie
  • Pacage dans les Landes
  • Paysage
  • Tonneins depuis Saint-Germain
  • Une embarcation

Et voici les quatre tableaux que nous connaissions déjà

Quatre beaux paysages lot-et-garonnais