Les Galeries de la rue Joffre

Texte et sélection photo : Alain Glayroux

Pour l’article sur les « Galeries de la rue Joffre » nous nous sommes aidés des travaux de l’érudite Annie Timbeau-Rapin.

 

Les Tonneinquaises, les Tonneinquais mais aussi les visiteurs prétendent que nos galeries ressemblent à d’autres rues des États-Unis. Et si la réalité était tout autre.

 

Ce bâtît est couramment appelé chez nous : le Balet, le Cloître, le Laupia, le courbèrt, les Cornières ou les Ambans. Cette architecture s’inspire de l’atrium et des portiques Romains.

 

Les ambans, sortes de cornières ou galeries, s'appuyaient aux murs d'enceinte des villes. Les patrouilles du guet et les marchands ambulants les utilisaient. Et nous les retrouvons dans l’ouest de la France, la Guyenne etc.

 

Lorsque les rois de France se mirent à exiler en Amérique les opposants à la Monarchie, les protestants, les déserteurs, les bagnards ou condamnés de droit commun (la plupart originaires du sud de la Loire), ces gens trouvèrent dans les états du sud des conditions climatiques assez proches de celles de leur région natale. Ils édifièrent donc spontanément leurs maisons et leurs villes sur le modèle d'origine.

 

Dans "Histoire des réfugiés huguenots en Amérique(1), livre écrit en 1886 par un savant anglais : le Docteur Charles W. Baird, on trouve mention de Jean Magnon, tailleur d'habits et protestant, originaire de Tonneins, qui arrive en Amérique vers 1700, il s’installe sur une île à coté de New York. La famille Latané quant à elle, après un exil au Pays Bas puis un passage en Angleterre, émigre en Virginie.

 

(1) Vous pouvez trouver l’ouvrage sur le net en version Française, à la fin du livre il y a un lexique des noms propres de notre région, avec l’endroit où ces exilés se sont installés.